Le Boeing 787 Dreamliner #10177

Difficile de catégoriser cette gamme qui n’a pas de nom officiel : je vais appeler ça les sets exclusifs (vous savez, les sets qui ont des dessins bleus de tenons vers le haut de la boite :D )

Alors aujourd’hui, c’est au tour du Boeing Dreamliner de passer à la casserole !

Tout d’abord, un peu d’histoire et de chiffres : Cet avion reproduit par lego se base sur un modèle réel homonyme, mais dont le lancement a accumulé un peu de retard, avec un premier vol d’essai fin 2009.

Sa longueur est de 56,7 m et son envergure de 60 m. Il peut embarquer jusqu’à 250 passagers et sa vitesse de croisière est de 900 km/h. Du point de vue spécificités générales, c’est un avion de ligne classique, dira-t-on.

Bon, parlons lego, maintenant ! :D

Le set est composé de 1197 pièces et coûtait environ 70€ quand il était commercialisé. On peut dire que c’est relativement bon marché vu la taille de la bête ! Moi qui collectionne les UCS, on sent bien la différence de prix pour une qualité de set équivalente. Il faut dire que la licence Boeing a dû leur couter bien moins cher que la licence SW ^^

Il a été commercialisé sur le Shop@home entre 2006 et 2008 si mes souvenirs sont bons, et comme pas mal de sets exclusifs, il est difficile de le trouver en dehors du site de TLG.

Passons à la boite : ornée de ses tenons bleus, elle nous présente une vue de l’avion qui, il faut le dire, ne le met pas en valeur; Cela fait ressortir tous les défauts de l’avant : on en reparlera plus loin.

Par contre, pour un set de 1200 pièces, la boite est extrêmement petite (environ 30cm par 70 de long), ce qui fait qu’elle parait énormément remplie, contrairement à pas mal de boites actuelles; Et c’est normal, car elle l’est ! La boite en serait presque trop petite, au point de se demander si c’est bien TLG qui l’a conçue. Elle n’est donc pas démesurée, mais cela n’a pas empêché au pièces de se balader au point de carrément déchirer les deux livrets de notice et froisser la planche de stickers :-( Grrrrr !!

Image peeron

Quelques heures de montage après, la bête est finie ! durant le montage, on relève les quelques étapes répétitives (enfin, les 2/3 des étapes) car c’est pas mal d’empilement de plates sur d’autres plates, le tout avec des différences de couleurs et d’agencement afin de créer des motifs sur le fuselage. Cela rend pas très bien de près, mais de plus loin, c’est assez réussi !! J’adore quand l’on peut reproduire des motifs sans avoir l’usage de stickers :) A cela on ajoute le montage des 50 hublots constitués de mini slopes transparentes et espacées par des plates de 1*1 sur deux hauteurs, et on a un vrai travail d’horloger pour tout aligner, en plus d’être répétitif.

Et pour finir dans les répétitions, on a des couches et des couches de petites wings à l’avant et à l’arrière du fuselage assemblées en escalier. Mais l’effort en vaut la peine !

Le voici une fois monté ( j’en profite pour inaugurer ma technique de prises de photos en extérieur, dont le cadrage sera à retravailler, mais je suis assez content de l’exposition dont j’étais à l’affut pendant une semaine :D )

Comme vous pouvez le voir, je n’ai pas mis les stickers, car :

- Il s’en sort très bien sans stickers, niveau design.

- La planche de stickers initiale était abimée dans la boite.

- Les stickers sont des placards qui sont appliqués sur plusieurs pièces à la fois, chose que je déteste.

Le présentoir est exactement le même que celui d’un UCS de taille « normale », à la pièce près. Pour ce qui est du design global, le modèle est très fidèle à l’original, les proportions sont très bien respectées et les couleurs magnifiques : fuselage blanc et bleus, ailes grises.

Les angles des ailes sont magnifiquement reproduits, avec des techniques de construction assez avancées, surtout pour l’empennage: le résultat est à tomber !!

Comme sur les UCs, le support peut prendre 2 configurations possibles : penché et très penché. Cependant, si on le met en position « très penché », l’arrière de l’appareil descend plus bas que le socle, on est donc obligé de le poser sur une hauteur ou le fuselage peut descendre dans le vide. Mais il faut avouer que je ne l’ai pas laissé longtemps dans cette position car il est très incliné et donne l’impression qu’il va tomber, même s’il est extrêmement stable. Mais quand on a un chat d’appartement chez soi, un malheur est vite arrivé.

On peut aussi présenter l’avion d’une autre manière sur le support, comme sur la photo ci dessous : l’avion est incliné sur le coté, et l’effet n’est pas mal du tout. Par contre, en position « très penché », l’effet est assez bof, et la stabilité plus que douteuse (là aussi, l’aile descend plus bas que le socle).

Une petite photo de profil, pour pouvoir apprécier l’énormité de l’empennage vertical arrière, tout de briques construit.

Une vue de dessus pour pouvoir apprécier la voilure et les angles magnifiques. Notons aussi la courbe de fuite du fuselage de toute beauté :D

Donc, de manière générale, le design est plus que réussi : on est vraiment en présence d’un objet de collection comme cette gamme sait bien faire !

Attardons nous maintenant sur quelques détails :

Tout d’abord, le nez de l’engin : c’est le détail qui m’a rebuté avant de l’acheter, car il est assez grossier dans sa construction. Et comme le nez est énormément mis en valeur sur la photo de la boite, on voit tout de suite le set comme un modèle perfectible.

Tout d’abord, il y a ce cône qui est « collé » sur une surface « quadratique » : cela fait une cassure absolument immonde qui donne une impression de bricolage.

Ensuite, il y a les empilements de petites wings sur les cotés qui multiplient inutilement les petits trous caractéristiques des arêtes : au lieu d’empiler 3 plates de la même couleur, il vaudrait mieux mettre une brique, ce qui diviserait par 3 le nombre de trous. Je ne sais pas ce que le designer a essayé de prouver en faisant ce montage, mais je le désapprouve complètement.

Et dernièrement : le cockpit a une forme assez carrée, du fait de sa petite échelle. Il y a tout de même un effort de design car on a des mini slopes en snot sur le coté : finalement, la fuite vers le fuselage homogénéise l’ensemble et rattrape les petits défauts du cockpit.

A ces défauts, on peut en tirer un très bon point, c’est que TLG ne nous a pas sorti d’énorme métapièce douteuse pour faire le nez de l’appareil, comme on peut trouver maintenant sur les hélicoptères, dont on ne sait plus très bien si c’est du lego ou du playmobil :(

Et là, je tire mon chapeau au designer car il a réussi « avec les moyens du bord » de faire quelque chose de correct (il n’y a d’ailleurs aucune métapièce particulière dans ce set, ce qui est extrêmement appréciable ). Quelque chose de correct, car outre l’aspect ignoble vu de près, les défaut ne se voient même plus quand on regarde le modèle dans sa globalité, tant il est immense et bien reproduit. Et c’est le point principal de ce paragraphe : j’ai eu tord de me laisser rebuter par l’aspect défectueux du nez, car finalement l’effet visuel est magnifique :D

Passons au fuselage : rien de particulier à dire dessus, c’est une extrusion d’une section de 8 tenons de large et creuse, dont les cotés font un tenon d’épaisseur. On a 25 hublots sur la longueur et des motifs faits en jouant sur les couleurs des plates. Mais pas de construction particulière.

Au niveau des ailes, on a une sorte de « tranchée » dans laquelle se glisse la tranche de l’aile (voir photo ci-dessous), avec un petit débordement du fuselage sur l’aile afin de fluidifier le tout. Les points de fixation des ailes sont en dessous de cette tranchée (les axes noirs).

Les ailes sont faites de plates et wing grises intelligemment empilées pour avoir à la fois un belle forme bien travaillée, robuste, mais quand même assez fine : seulement deux plates d’épaisseur. Au bout des ailes, il y a une petite ascension en escalier qui donnent vraiment à l’avion l’impression d’être porté par ses ailes.

Les réacteurs sont constitués des jantes blanches sur lesquelles sont fixées des hélices qui forment les turbines. Le corps des réacteurs sont faits avec des slopes incurvées montées en snot pour avoir une belle forme. On regrette au premier coup d’oeil le raccord douteux entre le point de fixation du réacteur et l’aile (voir photo ci-dessus), mais finalement ça passe bien. L’autre extrémité du réacteur est faite avec des cônes 2*2.

L’arrière de l’appareil : la partie la mieux réussie selon moi :D

La forme fuyante du fuselage est faite de wings empilées en escalier. La forme est particulièrement réussie, d’autant plus que l’empennage horizontal est parfaitement imbriqué dedans. Ce dernier est constitué d’un seul morceau et est fixé en snir sur le fuselage, indéxé sur 2 tenons puis verrouillé par la partie supérieure du fuselage qui tient l’empennage vertical : un travail d’artiste ! :D

Le dessous du Boeing : le châssis est fait de plates et de slopes inversées, avec le trou pour le socle au milieu

On voit ici les fixations des ailes : ce sont des connecteurs angulaires qui permettent d’avoir un fixation solide en angle. Ce qui m’impressionne, c’est la précision avec laquelle les deux points de fixation « retombent sur leurs pieds ». Notons aussi que les réacteurs sont fixés de la même manière.

Et voici pour finir une photo de l’avion démonté en 4 parties : cela ne sert pas à grand chose (ce n’est pas nécessaire de le démonter pour le déplacer, loin de là), mais cela montre l’aspect modulaire du modèle. Je trouve ça sympathique :)

Pour conclure, cette réplique est un modèle exceptionnel, c’est un vrai modèle de collection digne de la gamme à laquelle il appartient. les défauts potentiels sur le papier se noyent dans la masse, et l’effet visuel est renversant : il n’a rien à envier face à un UCS, et d’ailleurs a lui-même sa propre petite plaquette de présentation. L’inventaire se compose de pièces assez simples, dont énormément des plates 1*N blanches et bleues. Un must have pour les collectionneurs, selon moi :D